La sécurité dans la salle de bain est une priorité absolue pour de nombreux foyers en 2025, notamment à cause de la présence constante d’eau et d’humidité qui multiplient les risques liés aux installations électriques. La norme électrique pour la salle de bain a été profondément révisée en 2024 pour répondre à ces exigences, renforçant ainsi la protection des utilisateurs avec des règles plus strictes en termes de zones de sécurité et de choix des matériaux. Cette révision permet également d’intégrer les dernières technologies, tout en assurant une conformité électrique rigoureuse. Ces ajustements normatifs participent à la réduction des accidents domestiques liés aux chocs électriques, un enjeu majeur dans les habitats modernes.
Avec l’évolution des techniques de construction et le développement des équipements connectés, respecter la réglementation 2025 représente non seulement un gage de sécurité, mais aussi une étape obligatoire pour toute rénovation ou nouvelle installation électrique. Des éléments tels que le disjoncteur différentiel, les liaisons équipotentielles ou encore l’utilisation de matériaux résistants à l’humidité sont désormais au cœur des bonnes pratiques. Plus qu’un simple cadre réglementaire, cette norme vise à garantir des installations électriques performantes et fiables, adaptées à l’environnement spécifique de la salle d’eau, tout en anticipant les risques liés à l’eau et l’électricité.
Ce texte vous guide à travers les principales nouveautés et exigences à connaître pour intégrer dans votre salle de bain une installation conforme et sécurisée en 2025, avec des exemples concrets et des explications détaillées afin d’éviter tout dépassement des limites des volumes électriques ou tout défaut dans le choix du matériel. Que ce soit un projet de construction ou une rénovation, comprendre ces nouveautés est essentiel pour le bien-être de toute la famille.
En bref :
- Suppression du volume 3 dans les zones de sécurité électrique de la salle de bain, désormais divisée en volumes 0, 1, 2 et un nouveau volume caché.
- Renforcement des liaisons équipotentielles, avec connexion obligatoire des éléments métalliques et contrôle strict de la continuité électrique sous 0,05 ohm.
- Introduction de dispositifs comme les Disjoncteurs différentiels avec détecteur d’arc pour prévenir les risques d’incendie et d’électrocution.
- Exigences spécifiques sur les matériaux, impérativement résistants à l’humidité, et adaptés aux volumes pour une sécurité optimale.
- Norme NF C 15-100-7-701 redéfinie afin de s’adapter aux nouvelles technologies et garantir la conformité électrique de la salle d’eau.
Norme électrique salle de bain : redéfinition des volumes de protection selon la réglementation 2025
La salle de bain est un espace délicat pour toute installation électrique à cause de la proximité de l’eau. La norme NF C 15-100-7-701, mise à jour en 2024, réorganise désormais les volumes de protection dans ce local afin d’améliorer la sécurité électrique et éviter les accidents liés aux chocs électriques. La suppression du volume 3 constitue une évolution majeure.
Dans les anciennes versions de la norme, quatre volumes délimitaient la salle d’eau :
- Volume 0 : l’intérieur de la baignoire ou du receveur de douche.
- Volume 1 : zone au-dessus de la baignoire jusqu’à 2,25 mètres de hauteur.
- Volume 2 : zone s’étendant sur 60 cm autour du volume 1.
- Volume 3 : une zone périphérique plus large supprimée depuis 2024.
En 2025, seuls les volumes 0, 1, 2 et désormais un volume caché sont pris en compte. Le volume caché correspond à l’espace sous la baignoire ou le receveur de douche, une zone auparavant non réglementée spécifiquement. Cet ajout protège davantage cette zone en interdisant tout appareillage électrique avant vérification de conformité stricte, sauf si alimenté par une Très Basse Tension de Sécurité (TBTS) conforme.
Exemple concret : Pour une douche à l’italienne sans receveur, le volume 1 est désormais défini par un cylindre de 1,20 mètre de rayon autour du pommeau, et ce jusqu’à 2,25 mètres d’altitude, ce qui permet une installation plus précise et adaptée des équipements étanches et sécurisés. Cette délimitation garantit que seuls les appareils déterminés par leur indice de protection IP (généralement IPX4 ou IPX5) sont installés dans les zones à risque, optimisant ainsi la sécurité des usagers.
| Volume | Description | Équipements autorisés | Indice de protection IP recommandé |
|---|---|---|---|
| Volume 0 | Intérieur de la baignoire ou receveur de douche | Éclairages TBTS spécifiques | IPX7 |
| Volume 1 | Au-dessus du volume 0 jusqu’à 2,25 m | Appareils TBTS adaptés | IPX4 – IPX5 |
| Volume 2 | Surface de 60 cm autour du volume 1 | Appareils de classe II ou TBTS | IPX4 minimum |
| Volume caché | Espace sous baignoire ou receveur | Appareils TBTS très spécifiques | Selon conformité TBTS |
Au-delà de la réglementation stricte, il est primordial d’utiliser des matériaux résistants à l’humidité dans ces volumes pour garantir une durabilité et une conformité électrique pérenne. Les revêtements, gaines électriques et interrupteurs doivent être adaptés pour éviter les défaillances.
Les professionnels de la rénovation conseillent souvent d’intégrer dans ces travaux une vérification complète des circuits existants afin de garantir que les normes sont respectées, notamment dans le cadre de projets incluant la pose ou la remise en état de cloisons. Par exemple, pour la réalisation d’une cloison autour d’une salle d’eau, il est utile de bien connaître les recommandations liées à monter cloison placo afin d’assurer une bonne isolation électrique et mécanique.

Renforcement des liaisons équipotentielles : un point clé pour la sécurité électrique en salle de bain
Dans un environnement aussi humide que la salle de bain, les liaisons équipotentielles jouent un rôle capital pour éviter les différences de potentiel susceptibles de provoquer des chocs électriques dangereux. La réglementation 2025 a renforcé ces exigences, notamment par l’obligation de connecter tous les éléments métalliques à la terre via une liaison commune, assurant ainsi une zone de sécurité électrique totale.
Les éléments spécifiques devant être reliés sont :
- Canalisations métalliques d’eau chaude et d’eau froide.
- Parties métalliques des baignoires et receveurs de douche.
- Structures métalliques de cloisons ou planchers conducteurs.
- Radiateurs et sèche-serviettes métalliques.
- Prises de terre des circuits électriques dédiés à la salle d’eau.
- Huisseries métalliques et volets roulants.
La réalisation de ces liaisons s’accompagne désormais d’un contrôle de continuité obligatoire. Un contrôle précis doit démontrer une résistance inférieure à 0,05 ohm entre tous les éléments équipotentiels. Cette méthode garantit que l’ensemble de la masse métallique est bien relié à la terre, minimisant ainsi les risques d’électrocution.
Par exemple, dans une rénovation récente, un artisan électricien a dû refaire les liaisons équipotentielles d’une salle de bain dans un appartement ancien. Il a releva et corrigé plusieurs isolations de tuyauteries en cuivre mal raccordées, puis a effectué un test avec un ohmmètre pour vérifier la conformité. Cette mesure rigoureuse s’avère essentielle pour répondre aux attentes de la norme électrique salle de bain et assure une sécurité accrue.
| Éléments reliés | Importance pour la sécurité | Fréquence de contrôle recommandée |
|---|---|---|
| Canalisations | Équilibre des potentiels, évite chocs | À chaque rénovation ou contrôle décennal |
| Baignoires et receveurs métalliques | Protection directe contre choc | À chaque nouvelle installation |
| Planchers conducteurs | Évite différentiel dangereux | Chaque 10 ans ou mise en conformité |
| Prises de terre | Fondamental pour l’installation | À chaque test d’appareillage |
Pour ceux qui souhaitent mieux comprendre les implications pratiques de ces liaisons, il existe des ressources pédagogiques complètes, permettant notamment de maîtriser la théorie et la pratique du raccordement dans tous types d’installations électriques, adaptées à la maison moderne. En vous lançant dans ces travaux, vous veillerez aussi à remplacer les prises électriques vétustes par des modèles conformes aux normes en vigueur, particulièrement adaptées aux zones humides, comme décrit dans ce guide pratique pour remplacer prise électrique.
Protection accrue avec l’intégration des disjoncteurs différentiels et détecteurs d’arc
Pour renforcer la protection contre les chocs électriques et réduire le risque d’incendie, la réglementation prévoit désormais l’installation généralisée de dispositifs de coupure spécifiques dans les circuits de salle de bain. Le disjoncteur différentiel à sensibilité 30 mA reste l’équipement de référence, garantissant une coupure rapide en cas de fuite de courant.
Depuis la récente mise à jour, des dispositifs de protection contre les défauts d’arc (DPDA) sont également recommandés. Ce type d’équipement détecte les arcs électriques non prévus pouvant provoquer un incendie avant même que l’installation ne devienne dangereuse. La combinaison d’un disjoncteur différentiel 30 mA avec détecteur d’arc intégré constitue un choix à privilégier pour les salles d’eau, où le risque est maximal en raison de l’humidité.
Exemple de cas pratique : Un nouveau logement équipé d’une salle de bain contemporaine a intégré un disjoncteur différentiel avec détecteur d’arc. En testant son système, le propriétaire a pu constater que ce dispositif interrompait instantanément la tension dès le moindre arc électrique, offrant ainsi une sécurité renforcée pour toute la famille.
- Il est essentiel de privilégier des équipements labellisés et adaptés aux zones de sécurité.
- Les circuits électriques doivent être dimensionnés selon la norme afin d’éviter toute surcharge pouvant provoquer des arcs.
- Le rôle de ces protections est également d’assurer la conformité électrique vis-à-vis des assurances habitation.
La pose de ces équipements doit être assurée par un professionnel certifié, garant de la sécurité et de la bonne conformité aux exigences en vigueur. Pour une perspective plus large sur les protections dans les bâtiments modernes, la réglementation souhaite également promouvoir l’efficacité énergétique et la prévention des risques électriques selon les normes en vigueur.
Choix des matériaux et équipements adaptés aux zones de sécurité électrique dans la salle de bain
Dans le cadre de la réforme de la norme NF C 15-100 pour la salle de bain, l’accent est mis sur l’emploi de matériaux résistants à l’humidité et robustes, capables de supporter les contraintes propres aux volumes de protection. Ces matériaux garantissent la durabilité et la performance des installations électriques tout en assurant la conformité électrique.
Les choix les plus importants concernent :
- Les gaines électriques, obligatoirement en matériaux infranchissables par l’eau et résistants aux vapeurs d’eau.
- Les appareillages électriques étanches, notamment les interrupteurs et prises qui doivent être classés au minimum IP44.
- Les câbles et conducteurs isolés avec des protections renforcées, notamment dans les volumes 0 et 1.
- Les protections mécaniques des conduits, essentiels pour éviter toute perforation ou contact accidentel.
Pour préserver la qualité de son installation dans ces environnements, il est recommandé de surveiller régulièrement l’état des joints d’étanchéité et de rénover les équipements en accord avec la norme électrique salle de bain. Par exemple, certains particuliers optent pour des travaux complémentaires autour de la douche ou baignoire, tels que des travaux pour assurer une parfaite étanchéité toit plat 2025, afin d’éviter toute infiltration d’eau susceptible d’endommager leur installation électrique.
| Type de matériel | Utilisation | Indice IP recommandé | Particularités |
|---|---|---|---|
| Gaines électriques | Protéger les câbles des agressions humides | IPX5 minimum | Matériaux PVC ou polyéthylène haute densité |
| Appareils électriques (prises, interrupteurs) | Installation dans volumes 1 et 2 | IP44 et IP55 selon volume | Classe II ou étanches |
| Câbles et conducteurs | Installation soumise à humidité | Conforme NF C 15-100 | Double isolation |
| Joints d’étanchéité | Garantir résistance à l’eau | Équivalents normes ISO | Contrôle régulier conseillé |
Inspection et conformité électrique : se préparer à la réglementation 2025 pour les salles d’eau
Le respect de la norme NF C 15-100-7-701 ne se limite pas à la simple installation des matériels adaptés, mais implique un suivi rigoureux et une inspection électrique complète pour garantir la conformité électrique totale des salles de bain. En 2025, cette conformité est indispensable pour accéder à certains prêts à taux préférentiels, aides ou assurances habitation, mais également pour la sécurité des occupants.
Une inspection complète doit inclure :
- Le contrôle des volumes de protection respectant les dernières dispositions normatives.
- La vérification de la continuité des liaisons équipotentielles dans tous les matériaux métalliques présents.
- Le test des disjoncteurs différentiels et la présence des détecteurs d’arc dans les circuits concernés.
- L’examen des matériaux et appareils installés, vérifiant leur résistance à l’humidité et leur conformité aux indices de protection nécessaires.
L’inspection doit également s’accompagner d’une documentation complète et précise afin de justifier la conformité lors d’un contrôle ou d’une revente éventuelle du logement. Pour bénéficier d’une installation parfaitement aux normes, il est conseillé de se tourner vers des professionnels reconnus qui sauront garantir un résultat irréprochable, notamment lors de la pose ou la rénovation de cloisons afin d’assurer la bonne intégration des circuits électriques dans la structure, tel que le montre ce guide pour monter cloison placo.
En anticipant ces démarches, les propriétaires gagnent en tranquillité d’esprit et assurent une meilleure qualité de vie au sein de leur habitat, à l’abri des risques électriques omniprésents dans ce type d’environnement humide.
Quels sont les volumes électriques à connaître pour la sécurité en salle de bain?
En 2025, la salle de bain est divisée en volumes 0, 1, 2 et un volume caché. Le volume 3 a été supprimé pour renforcer la sécurité et la précision des zones de protection électrique.
Quelles liaisons équipotentielles sont obligatoires dans la salle de bain?
Toutes les masses métalliques présentes (canalisations, baignoires, radiateurs, huisseries) doivent être connectées à une liaison équipotentielle avec une résistance inférieure à 0,05 ohm pour éviter les risques d’électrocution.
Quels dispositifs assurent la protection contre les défauts d’arc?
Les disjoncteurs différentiels équipés de détecteurs d’arc électriques sont recommandés et parfois obligatoires dans les salles de bain pour prévenir les incendies et assurer une meilleure sécurité électrique.
Quel indice de protection IP est recommandé pour les équipements en salle de bain?
Selon les volumes, les indices varient de IPX4 à IPX7 : IPX7 pour le volume 0, IPX4 à IPX5 pour le volume 1, et minimum IPX4 dans le volume 2.
Comment garantir la conformité électrique lors d’une rénovation de salle de bain?
Il est essentiel de faire une inspection complète avec vérification des volumes, des liaisons équipotentielles, des dispositifs de protection ainsi que l’utilisation de matériaux résistants à l’humidité, en faisant appel à des professionnels qualifiés.


